Dunes du Puits d'Enfer : la restauration écologique en quatre questions-réponses

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Propriété du Conservatoire du littoral, le site de l'ancien circuit automobile du Puits d'Enfer est désormais protégé. À terme, un aménagement durable valorisera ce site comme il le mérite en mettant la route littorale à l'écart de l'érosion du trait de côte.


vue aerinne ancien circuit puits denfer
 

Quelle est la valeur écologique du site ?

Classé Natura 2000, le site est riche de 77 espèces patrimoniales en faune et en flore comme l'Engoulevent d'Europe, le Pipit farlouse, la Linaire des Sables et la Silène des ports. Ces espèces sont protégées par de nombreuses réglementations.

 

Est-il concerné par les problèmes d'érosion et d'autres risques littoraux ?

La commune est bien sûr concernée par l'érosion globale du trait de côte. Plus particulièrement, les simulations réalisées par le Bureau de recherches géologiques et minières (Brgm), organisme public national, montrent de manière incontestable un recul du trait de côte sur une grande partie de l'emprise du projet littoral dans les prochaines décennies. Par ailleurs, dans le cadre du Plan de prévention des risques littoraux (Pprl), l'Anse de la Parée, notamment, est classée en « aléa choc mécanique » (lié aux paquets de mer). Depuis quinze ans déjà, la route littorale est, en moyenne, fermée une dizaine de fois par an lors d'événements tempétueux. Ces fermetures sont désormais obligatoires dès que la Ville reçoit une alerte orange "submersion marine".

 

Qu'est-il prévu exactement ?

Le projet de l'aménagement du littoral concerne 60 hectares. Ces derniers mois, les 23 ha de l'ancien circuit automobile ont été nettoyés et les bâtiments ont été démolis. L'objectif est de recréer un espace naturel dunaire d'un seul tenant et de donner à découvrir toute la partie arrière boisée et bocagère. Comment ? En le rendant accessible à la découverte par le public grâce à des sentiers piétons et des pistes cyclables. Pour que le projet soit pertinent et durable, la Ville et ses partenaires, le Conservatoire du littoral et le Département, ont prévu de dévier la route entre le bas de la rue du Puits d'Enfer et la route départementale au niveau de l'abbaye en s'appuyant sur la rue du Fief Saint-Jean. En aucun cas, cette voie nouvelle ne passera par la rue de la République ni dans les petites rues du quartier de la Pironnière.

 

Pourquoi ce projet ?

La Ville s'est intéressée à l'état de santé de son littoral dès 2001. Un diagnostic réalisé sur l'ensemble des 5 km a mis en exergue la nécessité de protéger les hauts de falaise par une canalisation raisonnée du public et une restauration des espaces naturels. Après les aménagements réalisés entre Tanchet et le Puits d'Enfer puis entre l'Anse aux Moines à Cayola, il restait à engager la restauration de la partie centrale qui est aussi la plus vaste. Les premières études sur ce « chaînon manquant » ont débuté en 2011 malgré l'absence de maîtrise foncière de l'ensemble.

Avec l'acquisition par le Conservatoire du littoral de l'ancien circuit et du haut de falaise attenant, la situation s'est débloquée en 2015 et ce grand projet d'intérêt général a pu enfin entrer dans une phase pré-opérationnelle. L'Union européenne, à travers le Fonds européen de développement économique et régional (FEDER), la Région des Pays de la Loire, le Département de la Vendée et l'Agence de l'eau Loire-Bretagne seront les partenaires financiers de la Ville dans ce projet. L'enjeu est majeur car il s'agit de créer demain un site naturel préservé, ouvert à tous, aux portes de l'espace urbanisé que constituera la grande ville des Sables d'Olonne.

 

 

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