"Le meilleur compromis face aux différents enjeux"

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isabelle doat

Isabelle Doat, Première adjointe, Cadre de vie, voirie, développement durable, répond à quelques questions concernant le projet de renaturation des dunes du Puits d'Enfer porté et partagé par la Ville, le Département de la Vendée et le Conservatoire du littoral.

 

Certaines personnes contestent l’ampleur des phénomènes d’érosion des falaises et de chocs mécaniques.

Oui, la route a bel et bien été détruite à l’Anse de la Parée lors de la tempête Xynthia il y a huit ans. Oui, depuis cette date, il y a une prise de conscience nationale de la vulnérabilité de nos côtes, obligeant les autorités à prendre le problème à bras le corps. Oui, le bord de la falaise se rapproche inexorablement de la voirie comme l’a démontré l’étude du Bureau de recherches géologiques et minières, organisme public de référence. Oui, à certains endroits, il ne reste que deux mètres entre le haut de falaise et la piste cyclable et certains cheminements ont disparus depuis deux ans. Alors non, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les phénomènes d'érosion et de chocs mécaniques.

Pourquoi fermer la route littorale lors des épisodes tempétueux ?

Il s’agit de l’application du principe de précaution. D’ailleurs, cette fermeture, qui mobilise chaque fois les agents municipaux, est obligatoire lorsque Météo-France publie une vigilance orange vagues-submersion.

Quel est l’objectif du projet de renaturation des dunes du Puits d'Enfer ?

Faut-il le rappeler, l'objectif poursuivi depuis de nombreuses années est de faire découvrir au grand public un site jusque là inaccessible et qualifié par certains de verrue. Comment ? En créant un grand espace naturel intégrant une zone dunaire d’un seul tenant. Il s'agit du meilleur compromis répondant aux enjeux cruciaux que sont les risques littoraux, la protection de la nature et le développement touristique. Vu l’ampleur et la complexité de ce projet, il est porté et partagé par le Département, la Ville et le Conservatoire du littoral. L’acquisition, par ce dernier, de l’ancien circuit a permis d’engager concrètement les études d’aménagement. Tout naturellement, ce projet se poursuivra dans la cadre de la Commune nouvelle tout comme ceux lancés par Olonne-sur-Mer et Les Sables d’Olonne. J’ajoute qu’en juillet 2013, le Conseil municipal a adopté à l’unanimité le principe de ce projet, y compris le dévoiement de la route, et qu’il constitue un engagement fort de l’équipe municipale. Enfin, le versement des subventions est conditionné au lancement effectif de 3/4 des travaux dans un délai fixé. S’il devait être dépassé, ces subventions seront perdues.

Quel sera l’impact de la nouvelle route ?

La zone des Fiefs Saint-Jean était recouverte de vignes il y a encore trente ans. Le boisement découle simplement de l'abandon de l'activité viticole, les parcelles de vignes sont devenues des friches puis, pour les plus anciennes, des boisements. Cet espace au nord de la rue des Fiefs Saint-Jean n'est ni classé en tant que Natura 2000 ni en tant qu'espace boisé classé. Quoi qu’il en soit, l'objectif du projet étant de préserver au maximum les espaces naturels, les acteurs publics ont tenu à ce que la route ait l’emprise la plus réduite possible tout en assurant la sécurité des automobilistes. Il n'est pas question de créer une route urbaine. Il n’est pas question non plus d’abattre tout un pan des Fiefs Saint-Jean mais seulement quelques arbres dans les parties les plus contraintes de la route.

La population sera-t-elle consultée sur ce projet ?

Il y aura obligatoirement une enquête publique, à une date qui reste à déterminer. La réflexion se poursuit afin de trouver le meilleur compromis.

 

 

 

 

 

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