La Côte sauvage "soignée"

top côte sauvage

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Si l'environnement littoral fut un temps délaissé et malmené, la Ville réagit énergiquement depuis une quinzaine d'années. Son implication vigoureuse et constante porte ses fruits...

Avec des agressions de tous ordres - ruissellement des eaux de pluie, fréquentation désordonnée des piétons, des coureurs à pieds et des cyclistes - la nature, dont des espèces végétales rares ou protégées, se trouvait en souffrance. La restauration écologique a redonné sa puissance de vie à la nature sans en écarter l'homme. Bien au contraire !

 

Une nature sauvage "restaurée"

littoral

Des travaux d'aménagement ont été conduits à partir de 2004 avec la préservation de la nature pour objectif prioritaire.

Simultanément, la fréquentation humaine a été repensée et organisée pour le respect de la nature, afin qu'elle reprenne son souffle. Et ça marche... Le littoral du Château d'Olonne se découvre ou s'apprécie désormais très bien à pied, à vélo ou en voiture, chaque mode de circulation respectant à la fois tous les autres modes de déplacement et la nature.
 
 
Cheminement piétonnier et cyclable
en bordure de l'Anse de la Parée.

 
 
escalier littoral Littoral_Anse_Moines

La partie comprise entre Tanchet et le Puits d'Enfer a été traitée en premier. On a commencé par stopper ou ralentir l'érosion naturelle due aux eaux de pluie.
La création d'un cheminement piétonnier, d'une piste cyclable et d'accès aux criques par des escaliers, incite les promeneurs à emprunter ces passages organisés. La flore peut se reconstituer et s'épanouir librement sur tout le reste de l'espace préservé.

Le même esprit de restauration écologique et d'organisation des flux de circulation a prévalu pour la partie comprise entre Saint-Jean d'Orbestier et Cayola :

  •   À l'Anse aux Moines en particulier, la séparation est maintenant très nette entre les espaces naturels totalement rendus à la nature, les passages piétonniers et cyclistes, et le stationnement automobile.
  •   À Cayola le stationnement automobile a tout simplement été déplacé de l'autre côté de la route littorale.

Reste une partie intermédiaire à aménager, entre le Puits d'enfer et Saint-Jean d'Orbestier, mais la collectivité n'a pas toutes les cartes en main. Il lui manque en particulier la maîtrise du foncier. En 2011 les études ont été engagées pour connaître parfaitement le capital biologique du site. Les pistes de réflexion pour les aménagements futurs devront le respecter en toute connaissance de cause.

 

Une nature sauvage "bousculée"

La Côte sauvage n'échappe pas au phénomène d'érosion littorale qui frappe une grande partie de la côte atlantique. Bien avant la dramatique tempête Xynthia* de 2010, une série d'événements donnait déjà l'alerte.
La plage de Tanchet ne retrouve plus systématiquement son équilibre naturel entre les apports et les retraits saisonniers de sable au gré des marées et courants. D'année en année le phénomène semble s'accentuer, même s'il ne se répète pas régulièrement. Les spécialistes mesurent et expliquent désormais la situation avec précision. Quant à la Ville, elle s'interroge désormais sur l'opportunité d'aménagements à des fins de préservation.

Anse de la Pare internet 3
 

2010, la tempête Xynthia détruit la route littorale
sur plusieurs dizaines de mètres, à l'Anse de la Parée.

Depuis le printemps 2006, l'État interdit la promenade le long du chemin piétonnier privé à flanc de falaise, devant le village du Bois Saint-Jean, à côté de l'Anse aux Moines. L'interdiction est fondée sur des risques d'éboulement. Le risque est réel : des  rochers se sont bel et bien détachés de la falaise en 2005.
Il arrive aussi, selon la force et la direction des vents et les coefficients de marée, que l'océan se déchaîne avec une telle violence que des paquets de mer chargés de goémon mais aussi de galets sont projetés sur la chaussée automobile à hauteur de l'Anse de la Parée. En telles circonstances, par précaution, la route est alors fermée à la circulation et une déviation mise en place. Le site avait été très malmené par la tempête Xynthia (photo ci dessus).
 

 

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