L'entretien "différencié" des espaces verts

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Au Château d'Olonne, les espaces verts publics sont en extension. Souvent très différents les uns des autres, ils sont aussi traités différemment. Point commun partout, la Ville s'emploie à réduire au maximum l'usage des produits phytosanitaires.

 
lotissement pierre de coubertin

On compte d'assez grands ensembles paysagers comme l'Aire des Vallées, le Parc Pierre-de-Coubertin, la prairie face à la résidence Les Vallées, la coulée verte de Tanchet qui longe l'avenue du Pas du Bois, les abords de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier, la Côte sauvage...
Mais beaucoup plus souvent il s'agit de superficies plus réduites, comme la place de la Fontaine à La Pironnière, la place de l'Hôtel de Ville, etc., et les très nombreux espaces diffus dans les lotissements, les massifs des ronds-points, etc.
Si on ajoute la grande diversité des végétations entre pelouses, haies, arbres, massifs fleuris, bordures de fossés... la somme des situations et combinaisons à prendre en compte pour l'entretien des espaces verts donne le tournis.

 

L'esprit de la "gestion différenciée"

Vu tous les enjeux pragmatiques - organisation efficace du temps du travail des agents municipaux, optimisation du matériel, objectif de respect de l'environnement avec un emploi réduit des produits phytosanitaires et un recours limité à l'arrosage - le travail du service Espaces verts est organisé selon la méthode dite de "gestion différenciée".
Dans le concret et le quotidien, on se fonde sur l'identité des différents espaces verts avec leurs caractéristiques propres.
Au fond, la gestion différenciée relève des préconisations environnementales dans l'esprit du développement durable.

 

Halte aux produits phytosanitaires
Les obligations que respecte la Ville s'imposent aux particuliers dans les mêmes termes. Par exemple, il ne faut pas désherber les abords des fossés avec des produits chimiques. La réglementation est précise et les infractions sont lourdement sanctionnées.
La réglementation est aussi plus en plus restrictive. Depuis 2011, il est ainsi interdit de traiter les aires de jeux pour enfants avec des produits phytosanitaires. Bien sûr la Ville respecte cette prescription.

 

Les espaces de "gestion différenciée"

Pour saisir la portée de la "gestion différenciée", voici un exemple de différenciation contrasté :

  • les sites très fréquentés et urbanisés tels les abords de l'Hôtel de Ville, de la salle Calixte-Aimé Plissonneau, de l'église Saint-Hilaire,  sont l'objet de pratiques horticoles, l'intervention humaine est donc importante en terme de plantations et d'entretien réguliers et rapprochés ;
  • les sites à dominante naturelle avec rivière, prairie, bordures de fossé - tel la coulée verte de Tanchet - sont certes entretenus eux aussi, mais le rythme des interventions est moins soutenu car on laisse plus librement agir la nature elle-même ; cette pratique a pour avantage de favoriser l'épanouissement de la diversité végétale et animale.

Les différents espaces

La gestion différenciée classe l'ensemble des espaces verts publics du Château d'Olonne en quatre familles. La distinction s'établit en fonction du niveau d'entretien. Du plus intensif au plus extensif, la graduation est finement nuancée. À ces différentes catégories correspondent des grilles d'intervention "différentes" :

  • Les espaces horticoles plantés de massifs renouvelés à chaque saison - comme le parvis de l'Hôtel de Ville, l'entrée de la salle Plissonneau, etc. - font l'objet d'une trentaine d'opérations de tonte par an, voire soixante pour les pelouses des stades, d'un désherbage chimique régulier, etc.
  • Les espaces jardinés - le long des grands axes de circulation par exemple - sont fleuris en vivaces et plantés d'arbustes.
  • Les espaces rustiques - type espaces verts des lotissements - correspondent à des pelouses sans arrosage et à des massifs arbustifs rustiques. Ils nécessitent encore moins d'interventions de tonte.
  • Les espaces naturels aménagés - comme la prairie de l'Aire des Vallées en centre-ville - correspondent à des espaces en herbe fauchés une fois l'an, et pour lesquels tout désherbage chimique est exclu.
 

L'Aire des Vallées... un cas d'école !

aire des vallés

L’Aire des Vallées... un cas d’école !

Son aménagement ayant introduit différentes variétés de paysages dans son périmètre, les quatre types d’espaces différenciés y sont représentés. Leur entretien est pareillement différencié, selon les codes spécifiques convenus.

 

Le désherbage précautionneux

En matière de désherbage, la réduction continue des produits phytosanitaires est un objectif capital. Le service Espaces verts recherche en permanence les produits les moins toxiques. Il adopte aussi un plan de désherbage très précautionneux.
Ce plan cible comme "mauvaises herbes" celles qui déforment et endommagent les chaussées et les trottoirs. Des solutions en substitution au désherbage chimique - désherbage manuel, passage de la balayeuse, recours à la haute pression, traitement à la chaleur - sont proposées et expérimentées.

Le service "Propreté urbaine" est tout pareillement impliqué !

L'objectif est l'abandon de tout désherbant à moins d'un mètre de tout passage d'eau. Cette disposition est très importante dans ses conséquences, l'entretien de tous les trottoirs se trouvant concerné en raison de la présence des caniveaux bordures ! Sont aussi concernés tous les espaces imperméabilisés par les aménagements : les surfaces en béton, les surfaces en enrobés bitumineux, etc.
C'est dans cet environnement réglementaire et écologique, mais aussi dans la configuration matérielle des espaces publics, que le service municipal Propreté urbaine parvient à bannir l'emploi de produits dangereux pour la santé des êtres humains et avec eux des espèces vivantes.

L'équipe du service Propreté urbaine avec une partie de des outils de travail quotidien.

 
2015 03 16 Désherbage
 


Les espaces naturels, au sens strict de l'expression, ceux du littoral par exemple, et les sentiers pédestres pour environ 35 kilomètres, n'entrent pas dans le traitement codifié de la "gestion différenciée". En raison de leurs particularismes écologiques, ils font l'objet d'interventions sur mesure fondées sur des suivis botaniques réguliers.

 

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