Histoire

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Mémoires locales des deux Guerres Mondiales du XXe siècle

Commémoration de la Victoire 1945

Instrument de recherche des archives de la Seconde Guerre mondiale -Ville du Château d'Olonne (PDF à télécharger)

Ce répertoire détaillé recense l'ensemble des documents de la Seconde Guerre mondiale reversés et conservés par le service Patrimoine et Archives. Ils sont identifiés et classés par thème :

  • Recensement et réquisitions militaires,
  • Logement et cantonnement des troupes Allemandes,
  • Réfugiés,
  • Ravitaillement et rationnement,
  • Main d'œuvre, affectation spéciale, défense passive,
  • Prisonniers de guerre,
  • Secours aux combattants,
  • Blockhaus,
  • Dommages de guerre,
  • Victimes militaires,
  • Pupilles de la Nation.
     

À partir du 20 mai sur www.lechateaudolonne.fr
Exposition virtuelle : Le Château d'Olonne, de l'Occupation à la Libération
 

 

Centenaire de la Grande Guerre 14-18

logo centenaire

À l'occasion du Centenaire de la Grande Guerre 14-18, la Ville invite à une immersion dans la mémoire locale. Le service Archives dévoile la liste des 112 Poilus Morts pour la France, l'ensemble des documents et objets liés au conflit avec la Grande Collecte, l'histoire du premier Monument aux morts, l'utilisation des sources pour rechercher un ancien Poilu ...

En savoir plus

 

L'Histoire de la Ville du Château d'Olonne

Les premières traces humaines

L'origine du peuplement humain dans le périmètre du territoire communal contemporain s'évanouit dans la nuit des temps. Des découvertes d'arcs et de flèches de chasse aux lieu-dits Bel Air, Le Taffeneau, Le Fenestreau, démontrent qu'à l'époque néolithique (5000 à 2300 avant J-C.), les hommes se sont sédentarisés dans des villages. Des monuments mégalithiques, type dolmen, ont aussi été édifiés.

 

Des Gaulois à la Révolution

Au temps des Gaulois, la région était habitée par les Pictes. Ils se soumirent aux Romains en 56 avant notre ère. Peu de traces de la civilisation gallo-romaine subsistent. Pourtant que des pièces de monnaie d'époque furent trouvées en différents lieux.

 
vitrail st hilaire

La christianisation

L'évangélisation progresse lentement au cours des IIIe et IVe siècles avec Vivent, disciple de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers en 350. L'église du Château d'Olonne porte d'ailleurs le nom de Saint-Hilaire.
Mais déjà l'empire romain se disloque sous la poussée des Germains qui ont franchi le Rhin. La région est tour à tour soumise ou harcelée par les Wisigoths, les Maures, les Vikings.
Au terme des invasions destructrices, la stabilité revient peu après l'an 1000 autour du comte de Poitou et de la principauté de Talmont.

Les temps féodaux

Le seigneur du comté d'Olonne, qui a pour demeure le château d'Olonne - en lieu et place de l'église actuelle - est le vassal du prince de Talmont, prince dont la forteresse est toujours debout sur la commune voisine de Talmont-Saint-Hilaire.
Sur le territoire actuel du Château d'Olonne, cette période est synonyme de temps de prospérité. Pour preuve, au début du XIIe siècle, Guillaume IX, duc d'Aquitaine et comte de Poitou, autorise les moines bénédictins à fonder l'abbaye de Saint-Jean d'Orbestier sur un domaine de 800 hectares.
Venant chasser sur ses terres d'Orbestier, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, se montre lui aussi un grand protecteur des moines, moines qui se révèlent être de formidables défricheurs et de rigoureux aménageurs des terres et du littoral.

Cette prospérité s'éteindra, trop vite, avec la guerre de Cent Ans et les Guerres de Religion poursuivront les ravages.
L'abbaye ne s'en relèvera pas. Déclin, abandon... l'abbaye s'enfonce et s'installe dans l'oubli et la ruine. En 1912 la voûte de l'église s'effondre. Les murs n'ont été sauvés qu'in extremis à la fin du XXe siècle, soit hier... à l'échelle du temps de ce monument !  

 

L'époque révolutionnaire

À la veille de la Révolution, la paroisse du Château d'Olonne compte à peine 850 habitants. Le bourg est difficilement accessible. Les chemins sont totalement impraticables une bonne partie de l'année. En 1788 -1789 un hiver très rigoureux s'enchaîne derrière une mauvaise récolte. Déjà pauvres, les gens souffrent maintenant gravement de la faim.
Nouvelle institution, la commune du Château d'Olonne a pour premier maire Calixte-Aimé Plissonneau. Élu le 31 janvier 1790, il s'agit d'un homme issu de la bourgeoisie rurale et cultivée.
L'application de la constitution civile du clergé cause de l'agitation et divise la population. Le premier maire et le Conseil municipal démissionnent. Le curé jureur, loyal à la République, succède à Calixte-Aimé Plissonneau à la fin de l'année 1792.
Quelques semaines plus tard, la Vendée se soulève en réaction à l'exécution du roi Louis XVI et à la levée en masse des hommes pour défendre la République contre la coalition européenne. Républicaine, la ville voisine des Sables d'Olonne est attaquée mais elle repousse les insurgés. Dans les campagnes du Château d'Olonne l'insécurité règne. L'église est pillée.
Après la défaite des Vendéens et l'arrivée de Bonaparte, la sécurité est rétablie et la liberté religieuse restaurée. De retour d'exil, le curé réfractaire revient dans son église pour la célébration de la messe des Rameaux de l'année 1800.
En savoir plus sur l'église à la période révolutionnaire... 

 

Le XIX° siècle

La dominante rurale

La tradition rurale et la vocation agricole dominent entièrement l'économie locale. Au milieu du XIXe siècle, l'augmentation de la population rurale entraîne le morcellement des parcelles.
Les landes et jachères sont peu à peu conquises par les cultures maraîchères et le blé. Le vignoble - très bien implanté depuis le Moyen-Âge avec les moines de Saint-Jean-d'Orbestier - progresse encore jusqu'à la crise du phylloxera. Les pêcheries, de type écluses à poissons, produisent un complément alimentaire et d'échange économique appréciable, sinon nécessaire.
L'augmentation de la population, de 800 à 1150 habitants dans la première moitié du siècle, peut paraître modeste. Elle entraîne cependant l'ouverture de nouvelles boutiques dans le bourg et l'installation d'artisans, maçons et menuisiers.

Les premiers jours de l'école

Le XIXe marque l'avènement de l'école. La première école communale ouvre en 1833 pour les garçons. Les filles attendront 1877 et l'installation des sœurs de la congrégation religieuse de Mormaison.

Le point de départ du tourisme

Le tourisme fait son apparition à la charnière des XIXe et XXe siècles.
Un hippodrome est créé devant les vestiges de l'ancienne abbaye Saint-Jean d'Orbestier.
L'actrice italienne Nina d'Asty édifie une villa à La Pironnière.
Le Casino des Pins ouvre à La Rudelière.
Etc.

Les contours définitifs du territoire communal

C'est aussi à cette période que les limites de la commune se fixent en leur état définitif, sur la base de 3122 hectares.Du milieu du XIXe siècle jusqu'au début du XXe, à la veille de la Première Guerre mondiale, la ville voisine des Sables d'Olonne gagne du terrain sur la commune castelolonnaise jusqu'à l'embouchure du ruisseau de Tanchet. Elle a ainsi englobé le quartier et le bois de La Rudelière

 

Le XX° siècle

Les coups des deux guerres

L'essor du Château d'Olonne est brisé net par la saignée de la Première Guerre mondiale. Le tribut des morts pour la Fance s'élève à 116 hommes. La population castelolonnaise chute de 2033 habitants en 1911 à 1804 en 1921.
L'épilogue de la "der des ders" portant le germe du cataclysme suivant, la débâcle de 1940 amène 400 réfugiés sur la commune. L'armée d'Occupation s'installe aussi avec un millier d'hommes et hisse le drapeau à croix gammée sur l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier.
À la Libération, l'armée allemande quitte les Sables d'Olonne sans vraiment combattre. Mais quelques jours plus tard, les 30 et 31 août 1944, des convois ennemis reviennent. Les affrontements de La Bataille des Portes tournent à l'avantage des Forces Françaises de l'Intérieur, FFI.
La guerre est finie, mais elle tue encore : deux mois après l'armistice cinq enfants meurent dans l'explosion d'un obus abandonné. 

L'émergence citadine de l'après-guerre

L'électrification démarre au milieu des années 20, puis deux bureaux de téléphone sont installés. Pendant l'entre deux guerres, la commune rurale s'ouvrait lentement aux progrès techniques. Mais ce n'est qu'à la fin des années 40 que la population découvre « le service d'eau ». L'eau courante entraîne la fin des lavoirs publics.

Dans les campagnes, les progrès techniques comme l'arrivée du tracteur au milieu des années 50 et la politique agricole de l'État augmentent la productivité. En revanche, ils réduisent le nombre d'exploitations.

Simultanément, le tourisme prend ses marques avec un développement par étapes. Devenant progressivement une activité majeure, son essor s'appuie en cette période sur des structures telles les colonies de vacances et les terrains de camping. Puis l'attractivité du Château d'Olonne se confirme très vite par le formidable boom du phénomène des résidences secondaires qui fixent une partie des estivants. Au fil du temps, les résidences secondaires des vacanciers deviennent, à l'âge de la retraite de ceux-ci, les résidences principales d'une population de nouveaux arrivants.

Rurale, la commune se métamorphose de façon aussi radicale que rapide. De nouveaux quartiers d'habitat apparaissent le long des principales voies de circulation, en particulier en direction des Sables d'Olonne et à proximité du littoral.
Parallèlement des zones d'activités commerciales et industrielles sortent de terre aux Plesses, au Pas du Bois, aux Bourrelières.

Avec une population passée de 4 000 habitants au début des années 60 à 11 000 en 1990, et 14 500 aujourd'hui, Le Château d'Olonne est devenu une ville.

Vous voulez en savoir davantage ?

Un ouvrage récent fait référence en matière d'histoire et de patrimoine du Château d'Olonne. Intitulé Le Château d'Olonne, ce livre est écrit par Yanice Michaud, historienne, responsable du service Patrimoine à la Ville.L'ouvrage a été édité dans le cadre d'un partenariat entre la Ville et Les éditions d'Orbestier

 

Archives municipales

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