L'Évolution contemporaine des activités

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Très longtemps la pêche et l'agriculture ont été lesdeux  piliers de l'économie locale. Les secteurs subsistent mais génèrent beaucoup moins d'emplois et de richesse. Le relais a été pris par le bâtiment, le tourisme, les services...

 

Le recul de la pêche

Le Château d'Olonne a donné beaucoup de main d'œuvre au port de pêche voisin des Sables d'Olonne :

  • des matelots et  des patrons-pêcheurs pour les thoniers, sardiniers et chalutiers,
  • des ouvriers pour les chantiers de construction navale,
  • des ouvrières pour les conserveries de poissons.

Cette époque est totalement révolue depuis la fin du XXe siècle.
La pêche est prise dans l'étau des quotas, de la raréfaction de la ressource, et du prix du gazole.
La flottille est considérablement réduite.
Les conserveries ont disparu de la place locale.

La construction navale a survécu en se concentrant et en se restructurant de fond en comble. Elle s'est diversifiée sur des marchés lointains et avec une production de navires où les bateaux de pêche ne représentent qu'une modeste partie de son plan de charge.

 

Le recentrage de l'agriculture

Activité première et majeure, l'agriculture locale n'a pas échappé à la formidable mutation générale d'après guerre. Au Château d'Olonne le nombre d'entreprises du secteur agricole a fondu à partir des années 60-70. On les compte désormais sur les doigts des deux mains.
On imagine mal aujourd'hui que le maraîchage prospérait sur les terres de la Pironnière et des Nouettes avec des dizaines de petites exploitations familiales produisant salades, carottes, artichauts, endives, choux-fleurs... Ces produits abondaient sur les marchés de la place locale. On les commercialisait aussi via les marchés de La Roche-sur-Yon, Nantes, La Rochelle.
De la viticulture il ne reste rien non plus, sinon quelques rangs de vigne pour mémoire.

L'agriculture contemporaine repose désormais sur une dizaine d'exploitations agricoles viables. Beaucoup plus vastes, elles pratiquent la polyculture à partir de la production de lait, de l'élevage bovin, et de la culture de céréales.

Si l'agriculture a cédé du terrain - au sens foncier - à l'urbanisation et aux activités économiques émergeantes, elle n'a plus à craindre qu'on lui réduise désormais ses terres. Les exploitations agricoles sont en effet situées en périphérie de l'agglomération. Et, le Plan local d'urbanisme adopté en 2008 les met à l'abri de tout appétit d'urbanisation. Leur pérennité foncière est garantie. 

 

Le bâtiment, filière de reconversion

Le Bâtiment se développe dans les années 50, et à partir des années 60 on peut parler de boom. Le contexte est propice avec une forte demande en logements pour les familles locales.
Généré par le développement du tourisme, le phénomène des résidences secondaires renforce encore la demande. Elles étaient moins d'une centaine au début des années 60. On en comptera un millier au début des années 80, puis 2 000 dix ans plus tard, etc.
Ce fut une aubaine pour le réemploi instantané du trop plein de main d'œuvre agricole. La reconversion fut massive, quasi spontanée et appuyée sur des formations accélérées pour adultes.
Une multitude de toutes petites entreprises apparaît dans les métiers de maçon, électricien, plombier, peintre, carreleur... Si la petite entreprise de type familiale est la règle dans le secteur, de plus grosses structures ont pu aussi prospérer.

 

Les principales entreprises

Les principales entreprises, en puissance et en nombre de salariés, sont concentrées sur la zone d'activités des Plesses. Les premières à s'y être installées, à la charnière des années 70 et 80 sont Alubat, constructeur de bateaux de plaisance, et Les Codes Rousseau, deux entreprises de renommée nationale et internationale.
L'un des plus importants employeurs du Château d'Olonne est aujourd'hui la Scop ECCS. Avec une centaine de salariés, il s'agit d'une entreprise phare du secteur du bâtiment.

 

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