Dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, 1915 fut la pire année de "14-18"

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Fin 1914, le front s'est stabilisé. Les combats cessent, sauf en Champagne. À la courte guerre de mouvement, succède en 1915 la guerre de position, ou "guerre de tranchées". Trous d'obus "aménagés" et reliés par des fossés, les tranchées sont les "boyaux" du froid, de la boue, de l'ennui, de l'horreur, de la mort.
Des dizaines milliers d'hommes passent par la ferme de Beauséjour, petit village de la Marne et dernière étape avant la première ligne. La tranchée prélève un énorme tribut de portés disparus, déchiquetés ou ensevelis par les explosions. Les soldats castelolonnais Edmond Chaillot et Alfred Violleau y sont tués en février.

Septembre 1921, inauguration du premier Monument aux morts de la commune
du Château d'Olonne en présence du général de brigade Charles Serpette de Bersecourt.

 

100 000 pertes en Artois, au printemps

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L'État-major a un plan ! Afin de soulager l'armée russe à l'est et de permettre à l'armée italienne d'entrer en lice, les opérations de mai et juin dans le nord de l'Hexagone ont pour but retenir un maximum de forces ennemies sur son front ouest.
7 juin, à Hébuterne, au cours d'une action sur la ferme de Touvent, entre deux villages avec des tranchées allemandes, les soldats Charles Dubois et Gabriel Prouteau sont tués.
À quelques jours près, Ernest-Henri Bulteau tombe entre Serre et Mailly-Maillet.
16 juin, Jean-Henri Ravon périt à l'assaut de la crête de Vimy... qui ne sera prise qu'en avril 1917 par les troupes canadiennes.

Bilan de l'offensive : trois à quatre km repris, 100 000 soldats français tués, blessés, ou portés disparus...
et une petite "pause" entre belligérants.

 

"Bis repetita" en Champagne, à l'automne

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Les affrontements reprennent en septembre, notamment en Champagne. Le plan ? Une offensive massive sur un secteur de 25 km entre Aubérive, sur la vallée de la Suippe, et Ville-sur-Tourbe.
À la Croix en Champagne (Marne), Auguste Phélippeau, Aristide Poiroux, et Philémon Rambaud succombent à leurs blessures lors d'une action menée entre le 25 septembre et le 6 octobre.
Au village de Mesnil-lès-Hurlus, les combats très intenses ont pour enjeu la butte du Mesnil, ses tranchées et son tunnel de 30 m de profondeur. Les soldats Tesson, Philippeau, Pelletreau et Goulpeau y perdent la vie. Jean Bourget, Henri Marionneau, Auguste Nicoleau et Auguste Rivier sont, eux, sacrifiés à Ville-sur-Tourbes.
Bilan : aucun résultat tangible mais 102 000 pertes, deux fois plus que l'ennemi.  

 

Tranchée de Calonne

Axe stratégique, la tranchée de Calonne, 25 km reliait Verdun à Hattonchâtel. Dès le début de la guerre, l'écrivain Alain Fournier y trouva la mort. Sans lien familial, avec l'auteur du Grand Meaulnes, le Castelolonnais Abel Fournier y est blessé le 16 février. Il succombera à ses blessures. Jules-Aimé Dias y est tué le 25 juin.

Ailleurs encore...

Parallèlement aux grandes offensives sont menées des opérations locales, telle la bataille des Éparges (17 février - 5 avril) dont le bilan s'établit à 12 000 tués, blessés et disparus. Deux Castelolonnais de 22 ans y sont sacrifiés : Jules Buffet et Edouard Tesson.
Autre échec magistral, mais plus lointain, l'expédition des Dardanelles, en Turquie, coûte la vie à Clément Béliard et à Jean-Bapiste Dudit dans la bataille de Sedd-Ul-Bahr (25 avril - 4 mai). 

Peloton d'exécution, génocide...

L'armée française perd 334 000 hommes en 1915.
En plus, pour "l'exemple" ou pour "trahison", elle passe 300 de ses soldats au peloton d'exécution.
Hors Hexagone, débute le génocide arménien.

 

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